Calendrier

Mars 2010
LunMarMerJeuVenSamDim
 << < > >>
1234567
891011121314
15161718192021
22232425262728
293031    

Qui est en ligne?

Membre: 0
Visiteur: 1

Annonce

rss Syndication

Nov152008

la chanson de Léo 25 (Moi)

Pédro était bien Pédro, Léo le reconnu ; mais plus rien ne l'étonnait sauf qu'en même temps, dans un miroir sale du fond de la pièce, il y vit sa femme Michèle derrière lui, l'image de son visage qu'il connaissait si bien s'imprima dans le fond de son cerveau et ressortie avec le visage de la femme du port, cette métamorphose lui scia les jambes, il s'effondra, le sentiment d'être devenu fou le submergea, mais avant d'atteindre la douceur du planché bien réel, il écarta cette idée désolante...

kinzy · 184 vues · 5 commentaires
Nov122008

la chanson de Léo 24 (kinzy)
Michelle l'avait souvent traîté de fou et aujourd'hui devant les faits il lui apparaissait que quelque chose ne tournait pas rond
- Qui etes -vous ? dit -il à la dame
La femme se mit à rire , un rire gras qui le fit tressaillir
- Allez Léonard me fait pas l'idiot !... Pédro viens voir qui es là ...Pédro où te caches -tu ? Allez montre -toi ! ne fais pas ton timide ..

Tu vois je te l'avais dit , Dit Léo à l'oreille de Michèle
- Qui est cette femme Léo ?
- Je n'en ai aucune idée , il me semble l'avoir déjà vu mais c'est très flou
- En tout cas elle à l'air de te connaître, elle !
Léo parcourut la pièce des yeux en s'attardant sur chaque détail essayant de se rappeler dans quel circonstance il aurait pu atterir ici

Une forte odeur de saleté embaumait tellement le lieu que Michèle en eut la nausée
- Je crois que j'en ai assez vu pour aujourd'hui , je rentre chez moi ..Tu viens ? dit-elle en se tournant vers Léo

Léo ne pouvait plus réagir malgré son envie de fuir l'endroit ; Son cerveau lui interdisait de suivre Michèle qui s'impatientait en tirant sur la manche de son blouson trempé
- Viens Léo ne restons pas là !
Mais Léo demeurait sans réaction debout en plein milieu de la pièce il fixait la dame qui lui faisait des signes de la main pour les inviter à la suivre dans la pièce d'à côté
- Pédro nous avons des invités , veux -tu te montrer s'il te plaît !!
Au même moment , un chat miaula dans la pièce
Le visage impassible de Léo s'illumina une demi seconde juste le temps d'un demi sourire puis son corps s'affaissa lourdement sur le parquet.


kinzy · 212 vues · 6 commentaires
Nov122008

La chanson de Léo 23 (Moi)
Léo n'entendit pas la voix, tellement il était hypnotisé par cette enseigne impossible.
Michèle le tira par la manche et les voilà tout deux dans ce bar métamorphosé en mercerie, avec une bonne dame tout en chair comme hôte.
- Ah les amoureux c'est pas un temps à roucouler dehors !
- Vous avez bien raison m'dame lui répondit Michèle.
Léo fouilla dans ce décor sombre pour y trouver des traces de ce qui aurait put être un bar. Si le coup de l'enseigne l'avait plus qu'abrutit, ce fut rien au choc qu'il eu en croisant le visage de la dame. C'était elle ! Celle du premier réveil, aussi large que haute... Elle regardait Léo tout sourire et Léo tout en sueur
"Jusqu'où ira cette histoire" pensa Léo "jusqu'à ma folie ?"

kinzy · 163 vues · 2 commentaires
Nov122008

la chanson de Léo 22(dégie)
-Alors là, Léo? Tu vas me raconter quel bobard cette fois-ci?
Dire que je t'ai suivi jusqu'ici sans sourciller, alors qu'il pleut des trombes...Remarque, je dois dire que, finalement, rien que de voir ta tête, çà vaut le déplacement! j'irai pas jusqu'à dire que j'aurai payé ma place pour çà, mais presque.

Léo était figé, le regard fixé sur l'enseigne rouillée, la bouche grande ouverte. il aurait voulu crier son malaise, mais aucun son ne sortait. D'ailleurs, qu'aurait-il pu dire?

-eh, les jeunes! Ne restez pas dehors, entrez vite vous mettre à l'abri avant d'attraper la mort!

kinzy · 173 vues · 3 commentaires
Nov112008

la chanson de Léo 21( stéric)
Dehors il pleuvait comme vaches qui pissent. Tout un troupeau de bovins devait brouter quelque part là-haut dans les nuages et pisser à qui mieux-mieux sur la ville en contrebas. C'était un véritable déluge infiniment supérieur à ceux des temps bibliques. Noé pouvait aller se rhabiller, son déluge à lui tenait plutôt du pipi de chat par rapport aux trombes de pisse bovine qui s'abattaient sur les têtes de Léo et de Michèle.

Il était midi mais le soleil n'avait pas voulu se lever ce jour-là. Il avait battu en retraite devant le sale temps, préférant rester un peu plus longtemps du côté des Caraïbes. Il savait que par là-bas, il pouvait briller tout son saoul au plus grand plaisir des touristes qui aimaient rôtir côtés pile et face sur les plages bordées de cocotiers, avant de revenir de ce côté-ci de l'océan affronter le froid et la grisaille qui y avaient élus domicile depuis l'aube des temps, semblait-il.

Léo et Michèle descendaient en godillant la rue Montalenver en direction de la poste... et du bar de Pedro.
Il n'y avait personne à l'horizon, pas un navire, pas la moindre chaloupe. Personne n'était assez fou pour braver les hectolitres qui tombaient des cieux aussi noirs qu'un café bien serré de Pedro.

Dans la tourmente, Léo tenait bon le cap, entrainant dans son sillage une Michèle plus trempée que la soupe et l'acier. Plus qu'une centaine de mètres à parcourir avant de virer de bord pour embouquer la rue du Port qui, comme son nom l'indique descendait en pente assez salée jusqu'au port et ses cargos, ses grandes grues fantômes, ses quais... et ses sirènes !

Bon Dieu, mais que s'était-il passé hier soir ? ...Ou était-ce avant-hier ou il y a trois jours comme le prétendait Michèle ?

Pas moyen de me rappeler. Un trou noir plus profond que les putains de cieux qui me pissent dessus en ce moment.
Oh ! Les vaches là-haut, allez brouter un peu plus loin pour changer. Allez verdir l'herbe irlandaise et offrez moi une chance de revoir un peu le soleil... et de comprendre ce qui m'arrive !

Ses pensées entrainaient Léo dans un grand louvoyage entre les obstacles, réverbères, panneaux et autres poubelles qui jalonnaient son parcours vers un début de vérité, du moins l'espérait-il.

Tous les dix mètres environ, il jetait un bref regard vers sa femme, s'apercevait qu'il lui avait mis quelques encablures dans la vue, celle-ci affrontant vaillamment la pluie battante mais ayant visiblement du mal à suivre le rythme infernal qu'il avait inconsciemment adopté. Il ralentissait alors, amorçant une espèce de danse qui consistait à se balancer d'un pied sur l'autre.
Quand elle arrivait à sa hauteur, il lui lançait un regard plus mouillé qu'un épagneul qui aurait été pris en flagrant délit de finir de lécher le dernier pot de confiture de mûres de Grand-Maman.
Et, ce n'était bien sûr pas seulement la pluie qui lui dessinait ce regard-là.
Elle n'avait pas le temps de quoi ou qu'est-ce, que déjà il virait de bord vers le prochain amer, lui mettant de nouveau une longueur à chaque pas qu'il faisait.

C'est à ce rythme un peu décousu, qu'ils embouquèrent donc cette fameuse rue du Port en haut de laquelle devait se trouver la poste, puis quelques mètres plus bas le bar de Pedro puis le port, donc tout en bas.
Passés le coin, il sortit un tant soit peu de ses pensées qui l'obsédaient, tous les sens aux aguets, il observait intensément la poste qu'il reconnut aussitôt bien sûr.
Triomphant, il se retourna d'un bloc inaltérable vers sa femme qui dégringolait précautionneusement s'il était possible la pente de la rue. Il était tel le roc le plus au sud du Cap Horn, capable d'affronter les plus terribles tempêtes sans vaciller d'un demi pouce. Il était aux anges, véritablement.

Quand Michèle s'arrêta à sa hauteur, il lui lança entre deux gerbes de pluie :

- Tu vois bien ! Voici la poste. Tu la reconnais quand même ?

- Oui, Léo. Bien sûr que je connais la poste. Ne me prend pas pour une conne en plus !
Mais ton fameux Pedro, il est où ? Il est postier ou barman ? J'aimerais comprendre.

Léo accusa légèrement le coup, il prit quelques degrés de gite mais il redressa aussitôt la barre et repartit sur sa lancée, doublant la poste en direction de chez Pedro.

- Suis-moi, lâcha-t-il rapidement.

Déjà, il avait dépassé la poste, continuant à descendre la rue. Il reconnaissait l'enseigne de chez Pedro qui émergeait lentement de la brume comme dans une bd de Tardi. Ouf, il n'était pas fou. Le bar de Pedro était bien là, à sa place. A la même place qu'hier et que demain.

Il n'était pas fou !

Il...
Mais...
Oui...
L'enseigne était bien là, se balançant doucement au bout des chaines rouillées qui la maintenait en place sans doute depuis l'époque de l'ile au trésor.

Elle ruisselait de pluie comme tout le reste.


Mais même Léo pouvait s'apercevoir qu'il n'y était pas écrit "chez Pedro" ou quoi que ce soit qui puisse ressembler à l'appellation habituelle d'un bar.

On pouvait y lire :

Chez Tante Hortense
Au bon fil doré
Mercerie - Bonneterie - Lingerie

kinzy · 260 vues · 3 commentaires

Page précédente  1, 2, 3 ... 13 ... 24  Page suivante